Diagnostic institutionnel

Qui gouvernait la Martinique depuis 2009 ?

Chronologie des responsabilités publiques, sans personnalisation.

Cette page met en évidence les institutions, majorités, partis et alliances qui ont exercé des responsabilités publiques depuis 2009. MADA ne personnalise pas le débat : l'objectif est de comprendre les continuités, les ruptures et les blocages institutionnels.

Des responsabilités politiques, pas des attaques personnelles.

La rubrique ne cite pas les personnes. Elle indique uniquement les familles politiques, listes, alliances ou institutions en responsabilité, afin que le citoyen comprenne qui décidait, qui pouvait agir et où se situaient les limites.

01Pas de noms

Les mandatures sont lues par institutions, partis, alliances et tendances publiques.

02Pas d'accusation gratuite

Une responsabilité publique n'est pas une culpabilité automatique. Elle indique un pouvoir d'action.

03Des faits vérifiables

Les données doivent venir de résultats électoraux, d'archives officielles et de délibérations publiques.

04Une lecture utile

Le but est de montrer pourquoi la division politique ne résout pas les urgences du peuple martiniquais.

Les grandes périodes de responsabilité publique.

La Martinique a connu des alternances, alliances et recompositions. Pourtant, les dossiers structurants reviennent souvent : vie chère, eau, santé, transport, jeunesse, foncier, logement, production locale et confiance publique.

Avant la bascule institutionnelle

État
Majorité nationale de droite républicaine. Préfecture et sous-préfectures : représentation administrative de l'État, sans rattachement partisan.
Région
Majorité régionale issue du courant autonomiste / indépendantiste martiniquais.
Département
Majorité départementale de gauche et autonomiste selon les équilibres de l'époque.
Communes / EPCI
Gestion locale partagée entre listes communales, alliances locales et familles politiques martiniquaises. Données à documenter commune par commune.
Dossiers dominants
Vie chère, pouvoir d'achat, prix, salaires, transparence économique.

Région et Département avant la CTM

État
Alternance nationale : droite républicaine jusqu'en 2012, puis majorité socialiste / gauche gouvernementale.
Région
Majorité régionale PPM et alliance de gauche martiniquaise autour d'« Ensemble pour une Martinique nouvelle ».
Département
Conseil général dirigé par une majorité de gauche / autonomiste, avant disparition dans la collectivité unique.
Parlementaires
Représentation principalement composée de formations martiniquaises de gauche, autonomistes et indépendantistes.
Dossiers dominants
Création de la collectivité unique, emploi, jeunesse, prix, structuration des compétences territoriales.

Première mandature de la CTM

État
Fin de la majorité nationale socialiste, puis majorité présidentielle centriste / LaREM à partir de 2017.
CTM
Majorité territoriale « Gran Sanblé », alliance MIM, RDM, Palima, PCM et partenaires locaux. 33 sièges sur 51.
Opposition territoriale
Opposition structurée autour de l'alliance PPM, FSM, MPF, BPM, PRM et apparentés. 18 sièges sur 51.
Parlementaires
Représentation divisée entre PPM, MIM, DVG et alliances locales. Faible présence des partis nationaux classiques dans les sièges martiniquais.
Dossiers dominants
Mise en place de la CTM, organisation administrative, eau, transport, santé, Covid-19, confiance publique.

Mandature territoriale actuelle

État
Majorité présidentielle centriste / Renaissance-Ensemble, puis Assemblée nationale plus fragmentée après 2024.
CTM
Majorité territoriale « Alians Matinik », coalition conduite par le PPM avec BPM, MPF, mouvements communaux, DVG et société civile. 26 sièges sur 51.
Oppositions territoriales
Groupes et listes issus de Gran Sanblé / MIM, La Martinique Ensemble, LR, DVG, REG, Péyi-A et autres sensibilités.
Parlementaires
Représentation législative passée en 2024 sous dominante NFP / gauche martiniquaise, avec Péyi-A, PS et alliés.
Dossiers dominants
Vie chère, eau, santé, sargasses, logement, sécurité, perte démographique, relance économique.

Lecture par niveau de pouvoir.

Chaque niveau a une part de responsabilité, mais tous n'ont pas les mêmes compétences. La confusion des responsabilités entretient la colère sans produire de résultat.

État, préfecture et sous-préfectures

Rattachement politique : pas de parti local. Représentation administrative de l'État, sous l'autorité du Gouvernement national.

Responsabilités : sécurité, justice, ordre public, crises, contrôle de légalité, hôpitaux via politiques nationales et ARS.

Conseil régional et Conseil général avant 2016

Rattachement politique : majorités martiniquaises successives, principalement PPM, MIM, RDM, DVG et alliances locales selon les périodes.

Responsabilités : développement économique, routes, collèges, formation, action sociale, culture, aménagement selon les anciennes compétences.

CTM depuis 2016

Rattachement politique : 2016-2021 : Gran Sanblé / MIM-RDM-Palima-PCM. Depuis 2021 : Alians Matinik / PPM et alliés.

Responsabilités : budget territorial, transports, routes territoriales, collèges, lycées, formation, solidarités, culture, économie, fonds européens.

Communes et maires

Rattachement politique : listes locales et alliances communales. Les étiquettes peuvent être moins lisibles que les partis territoriaux.

Responsabilités : écoles primaires, urbanisme local, voirie communale, propreté, état civil, police municipale, équipements de proximité.

EPCI

Rattachement politique : équilibres issus des communes membres. CACEM, CAP Nord et Espace Sud ne sont pas des partis, mais des structures de coopération.

Responsabilités : eau, assainissement, déchets, habitat, développement économique, voirie ou équipements selon les statuts.

Députés et sénateurs

Rattachement politique : formations martiniquaises, gauche, autonomistes, indépendantistes, régionalistes et alliances nationales selon les scrutins.

Responsabilités : voter la loi, contrôler le Gouvernement, amender les textes, porter les dossiers martiniquais. Ils ne gèrent pas directement la CTM ou les communes.

Les partis changent, les problèmes restent.

Ce tableau n'a pas vocation à distribuer des fautes. Il montre qu'une politique publique doit être jugée sur sa continuité, ses résultats et sa capacité à coopérer.

PériodeÉtat nationalTerritoire MartiniqueCommunes / EPCIParlementairesCe que le citoyen doit retenir
2009-2010Droite républicaine nationaleRégion autonomiste / indépendantiste, Département à dominante gauche localeListes communales diversesReprésentation mixte localeLa crise de la vie chère révèle un problème de modèle, pas seulement de personnes.
2010-2015Droite nationale puis gauche gouvernementaleRégion PPM et alliance de gauche, Département à dominante gauche/autonomisteMandature municipale 2008-2014 puis 2014-2020MIM, PPM, RDM et groupes de gauche / autonomistesLa création de la CTM devait clarifier les responsabilités, mais les urgences sont restées.
2016-2021Gauche gouvernementale puis centre présidentielCTM majorité Gran Sanblé / MIM-RDM-Palima-PCMCommunes et EPCI comme gestionnaires de proximitéPPM, DVG, MIM et alliances localesLa nouvelle institution existe, mais la coordination et l'évaluation publique restent insuffisantes.
2021-2026Centre présidentiel puis Assemblée nationale fragmentéeCTM majorité Alians Matinik / PPM et alliésMandature municipale 2020-2026, trois EPCI structurantsDomination gauche/NFP, Péyi-A, PS, DVG et alliés aux législatives 2024La question centrale devient la méthode : transparence, coordination, indicateurs et résultats.

La division ne construit pas une politique de résultats.

Depuis 2009, différentes familles politiques ont exercé des responsabilités. MADA considère que le peuple martiniquais n'a pas besoin d'une guerre permanente de camps, mais d'une obligation de résultat.

Moins de personnalisation

Sortir du débat centré sur les personnes pour analyser les compétences, les budgets, les votes et les résultats.

Plus de continuité

Un projet d'eau, de santé, de formation ou de logement doit survivre aux alternances politiques quand il sert l'intérêt général.

Plus de coopération

CTM, communes, EPCI, État, Europe, parlementaires et acteurs économiques doivent travailler sur des objectifs communs mesurables.

Plus de contrôle citoyen

Chaque année, publier qui a voté, qui a financé, ce qui a été fait, ce qui reste bloqué et pourquoi.

Vers un atlas annuel des responsabilités politiques.

La prochaine étape consistera à construire une base année par année, sans noms de personnes, avec pour chaque commune, EPCI et institution : majorité, tendance, compétence, décision, budget, indicateur et source.

2009Point de départ

Crise sociale, prix, revendications, responsabilités État / collectivités / acteurs économiques.

34Communes

Identifier les tendances communales par mandature, sans citer les maires, et relier aux compétences locales.

3EPCI

Suivre les responsabilités communautaires : eau, déchets, habitat, économie, assainissement.

1Tableau citoyen

Publier une version annuelle contrôlable et sourcée, accessible à tous.

Données électorales et institutionnelles.

Les listes ci-dessous servent à consolider la rubrique sans personnalisation. Elles doivent être croisées avec les archives officielles, les délibérations et les sites institutionnels.