Les mandatures sont lues par institutions, partis, alliances et tendances publiques.
Diagnostic institutionnel
Qui gouvernait la Martinique depuis 2009 ?
Chronologie des responsabilités publiques, sans personnalisation.
Cette page met en évidence les institutions, majorités, partis et alliances qui ont exercé des responsabilités publiques depuis 2009. MADA ne personnalise pas le débat : l'objectif est de comprendre les continuités, les ruptures et les blocages institutionnels.
Règle de transparence
Des responsabilités politiques, pas des attaques personnelles.
La rubrique ne cite pas les personnes. Elle indique uniquement les familles politiques, listes, alliances ou institutions en responsabilité, afin que le citoyen comprenne qui décidait, qui pouvait agir et où se situaient les limites.
Une responsabilité publique n'est pas une culpabilité automatique. Elle indique un pouvoir d'action.
Les données doivent venir de résultats électoraux, d'archives officielles et de délibérations publiques.
Le but est de montrer pourquoi la division politique ne résout pas les urgences du peuple martiniquais.
Chronologie 2009-2026
Les grandes périodes de responsabilité publique.
La Martinique a connu des alternances, alliances et recompositions. Pourtant, les dossiers structurants reviennent souvent : vie chère, eau, santé, transport, jeunesse, foncier, logement, production locale et confiance publique.
Avant la bascule institutionnelle
- État
- Majorité nationale de droite républicaine. Préfecture et sous-préfectures : représentation administrative de l'État, sans rattachement partisan.
- Région
- Majorité régionale issue du courant autonomiste / indépendantiste martiniquais.
- Département
- Majorité départementale de gauche et autonomiste selon les équilibres de l'époque.
- Communes / EPCI
- Gestion locale partagée entre listes communales, alliances locales et familles politiques martiniquaises. Données à documenter commune par commune.
- Dossiers dominants
- Vie chère, pouvoir d'achat, prix, salaires, transparence économique.
Région et Département avant la CTM
- État
- Alternance nationale : droite républicaine jusqu'en 2012, puis majorité socialiste / gauche gouvernementale.
- Région
- Majorité régionale PPM et alliance de gauche martiniquaise autour d'« Ensemble pour une Martinique nouvelle ».
- Département
- Conseil général dirigé par une majorité de gauche / autonomiste, avant disparition dans la collectivité unique.
- Parlementaires
- Représentation principalement composée de formations martiniquaises de gauche, autonomistes et indépendantistes.
- Dossiers dominants
- Création de la collectivité unique, emploi, jeunesse, prix, structuration des compétences territoriales.
Première mandature de la CTM
- État
- Fin de la majorité nationale socialiste, puis majorité présidentielle centriste / LaREM à partir de 2017.
- CTM
- Majorité territoriale « Gran Sanblé », alliance MIM, RDM, Palima, PCM et partenaires locaux. 33 sièges sur 51.
- Opposition territoriale
- Opposition structurée autour de l'alliance PPM, FSM, MPF, BPM, PRM et apparentés. 18 sièges sur 51.
- Parlementaires
- Représentation divisée entre PPM, MIM, DVG et alliances locales. Faible présence des partis nationaux classiques dans les sièges martiniquais.
- Dossiers dominants
- Mise en place de la CTM, organisation administrative, eau, transport, santé, Covid-19, confiance publique.
Mandature territoriale actuelle
- État
- Majorité présidentielle centriste / Renaissance-Ensemble, puis Assemblée nationale plus fragmentée après 2024.
- CTM
- Majorité territoriale « Alians Matinik », coalition conduite par le PPM avec BPM, MPF, mouvements communaux, DVG et société civile. 26 sièges sur 51.
- Oppositions territoriales
- Groupes et listes issus de Gran Sanblé / MIM, La Martinique Ensemble, LR, DVG, REG, Péyi-A et autres sensibilités.
- Parlementaires
- Représentation législative passée en 2024 sous dominante NFP / gauche martiniquaise, avec Péyi-A, PS et alliés.
- Dossiers dominants
- Vie chère, eau, santé, sargasses, logement, sécurité, perte démographique, relance économique.
Qui était en responsabilité ?
Lecture par niveau de pouvoir.
Chaque niveau a une part de responsabilité, mais tous n'ont pas les mêmes compétences. La confusion des responsabilités entretient la colère sans produire de résultat.
État, préfecture et sous-préfectures
Rattachement politique : pas de parti local. Représentation administrative de l'État, sous l'autorité du Gouvernement national.
Responsabilités : sécurité, justice, ordre public, crises, contrôle de légalité, hôpitaux via politiques nationales et ARS.
Conseil régional et Conseil général avant 2016
Rattachement politique : majorités martiniquaises successives, principalement PPM, MIM, RDM, DVG et alliances locales selon les périodes.
Responsabilités : développement économique, routes, collèges, formation, action sociale, culture, aménagement selon les anciennes compétences.
CTM depuis 2016
Rattachement politique : 2016-2021 : Gran Sanblé / MIM-RDM-Palima-PCM. Depuis 2021 : Alians Matinik / PPM et alliés.
Responsabilités : budget territorial, transports, routes territoriales, collèges, lycées, formation, solidarités, culture, économie, fonds européens.
Communes et maires
Rattachement politique : listes locales et alliances communales. Les étiquettes peuvent être moins lisibles que les partis territoriaux.
Responsabilités : écoles primaires, urbanisme local, voirie communale, propreté, état civil, police municipale, équipements de proximité.
EPCI
Rattachement politique : équilibres issus des communes membres. CACEM, CAP Nord et Espace Sud ne sont pas des partis, mais des structures de coopération.
Responsabilités : eau, assainissement, déchets, habitat, développement économique, voirie ou équipements selon les statuts.
Députés et sénateurs
Rattachement politique : formations martiniquaises, gauche, autonomistes, indépendantistes, régionalistes et alliances nationales selon les scrutins.
Responsabilités : voter la loi, contrôler le Gouvernement, amender les textes, porter les dossiers martiniquais. Ils ne gèrent pas directement la CTM ou les communes.
Synthèse citoyenne
Les partis changent, les problèmes restent.
Ce tableau n'a pas vocation à distribuer des fautes. Il montre qu'une politique publique doit être jugée sur sa continuité, ses résultats et sa capacité à coopérer.
| Période | État national | Territoire Martinique | Communes / EPCI | Parlementaires | Ce que le citoyen doit retenir |
|---|---|---|---|---|---|
| 2009-2010 | Droite républicaine nationale | Région autonomiste / indépendantiste, Département à dominante gauche locale | Listes communales diverses | Représentation mixte locale | La crise de la vie chère révèle un problème de modèle, pas seulement de personnes. |
| 2010-2015 | Droite nationale puis gauche gouvernementale | Région PPM et alliance de gauche, Département à dominante gauche/autonomiste | Mandature municipale 2008-2014 puis 2014-2020 | MIM, PPM, RDM et groupes de gauche / autonomistes | La création de la CTM devait clarifier les responsabilités, mais les urgences sont restées. |
| 2016-2021 | Gauche gouvernementale puis centre présidentiel | CTM majorité Gran Sanblé / MIM-RDM-Palima-PCM | Communes et EPCI comme gestionnaires de proximité | PPM, DVG, MIM et alliances locales | La nouvelle institution existe, mais la coordination et l'évaluation publique restent insuffisantes. |
| 2021-2026 | Centre présidentiel puis Assemblée nationale fragmentée | CTM majorité Alians Matinik / PPM et alliés | Mandature municipale 2020-2026, trois EPCI structurants | Domination gauche/NFP, Péyi-A, PS, DVG et alliés aux législatives 2024 | La question centrale devient la méthode : transparence, coordination, indicateurs et résultats. |
Lecture MADA
La division ne construit pas une politique de résultats.
Depuis 2009, différentes familles politiques ont exercé des responsabilités. MADA considère que le peuple martiniquais n'a pas besoin d'une guerre permanente de camps, mais d'une obligation de résultat.
Sortir du débat centré sur les personnes pour analyser les compétences, les budgets, les votes et les résultats.
Un projet d'eau, de santé, de formation ou de logement doit survivre aux alternances politiques quand il sert l'intérêt général.
CTM, communes, EPCI, État, Europe, parlementaires et acteurs économiques doivent travailler sur des objectifs communs mesurables.
Chaque année, publier qui a voté, qui a financé, ce qui a été fait, ce qui reste bloqué et pourquoi.
Travail à consolider
Vers un atlas annuel des responsabilités politiques.
La prochaine étape consistera à construire une base année par année, sans noms de personnes, avec pour chaque commune, EPCI et institution : majorité, tendance, compétence, décision, budget, indicateur et source.
Crise sociale, prix, revendications, responsabilités État / collectivités / acteurs économiques.
Identifier les tendances communales par mandature, sans citer les maires, et relier aux compétences locales.
Suivre les responsabilités communautaires : eau, déchets, habitat, économie, assainissement.
Publier une version annuelle contrôlable et sourcée, accessible à tous.
Sources à utiliser
Données électorales et institutionnelles.
Les listes ci-dessous servent à consolider la rubrique sans personnalisation. Elles doivent être croisées avec les archives officielles, les délibérations et les sites institutionnels.
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